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La station ornithologique
de Barcaggio
Les activités de baguage
dans le Cap Corse, sur le site de Barcaggio, sont menées
depuis 1979 au printemps, par le Groupe Ornithologique de Corse
(GOC) et grâce au bénévolat de nombreux participants
(ornithologues, bagueurs, adhérents …). Ne possédant
pas d’hébergement sur place, les dix premières
saisons de migration se sont passées sous la tente ! Afin
de permettre aux personnes bénévoles participant à
l’opération d’avoir un minimum de confort pour
dormir, se laver, se restaurer et surtout se mettre à l’abri
les jours de mauvais temps, le GOC entreprit de chercher à
Barcaggio une maison à restaurer, pouvant servir de camp
de base à l’activité. Ainsi en 1987, le GOC
(Association des Amis du PNRC) signe un bail emphytéotique
avec le propriétaire d’une petite maisonnette en ruine
localisée à proximité de la zone de baguage.
Cette même année, après avoir sollicité
et obtenu une aide financière de la DIREN et de la Région,
les premiers travaux de gros œuvres débutent pour être
finalisés un an plus tard en 1988.

En 1992, le Conservatoire des Espaces Naturels de Corse est
créé au sein de l’Association des Amis du PNRC.
La gestion de la station de baguage entrant pleinement dans ses
missions, la poursuite de la restauration de la maisonnette est
mis alors sous son égide. Dès cette année,
du mobilier est acheté afin d’aménager l’intérieur
de la maisonnette. L’arrivée d’eau potable est
installée ainsi qu’une petite salle d’eau et
une fosse septique. Par la suite, une aide financière obtenue
de Nature et Découverte permettra d’améliorer
le confort intérieur (achat frigo au gaz …) et d’acheter
du matériel d’observation (longue vue …). Dans
le cadre d’un programme INTERREG « Cap Corse/Capraia
», ce confort va être amélioré avec notamment
la création d’une mezzanine, l’installation de
panneaux solaires pour l’éclairage et la réalisation
de travaux complémentaires sur l’intérieur (crépis,
peinture …) et l’extérieur (esplanade, muret).
Un ouvrage de vulgarisation bilingue de 16 pages sur la migration
des oiseaux au Cap Corse est édité dans le cadre de
ce programme et actuellement disponible à notre association. |
Le barrage de Codole 
Situé à 10km d’Ile Rousse (Haute-Corse),
sur les trois communes de Speloncato, Santa Reparata di Balagna
et Feliceto, le barrage de Codole a été édifié,
au début des années 80, par la SOMIVAC. Cet ouvrage,
destiné à la desserte en eau brute et potable (après
traitement) du secteur Est de Balagne, constituait, alors, le plus
grand plan d’eau douce de la Balagne et de la côte occidentale
de l’île. Entouré d’une végétation
typiquement méditerranéenne, ce plan d’eau offre
un habitat favorable à de nombreuses espèces et la
végétation hygrophile qui s’y développe
favorise, notamment, la présence de la Cistude
d’Europe et celle d’oiseaux
d’eau au cours des périodes de migration, d’hivernage
et de reproduction. Il est également très prisé
des locaux pour les balades, les pique niques dominicaux …
et les bonnes parties de pêche.
En
1992, le Conservatoire des Espaces Naturels de Corse (CEN-Corse)
se donne pour mission de maintenir et d’augmenter la diversité
écologique du site tout en respectant le plan d’eau
et sa gestion hydraulique. A cet effet, une convention de gestion
entre le Conservatoire et l’Office de l’Equipement Hydraulique
(OEHC) est signée en 1994.
Depuis, les populations d’oiseaux d’eau sont surveillées
et la population de Cistude d’Europe suivi par la méthode
de Capture-Marquage-Recapture. Au cours de ces suivis, et à
partir d’observation de tortue de Floride sur le plan d’eau,
des captures ont été organisées et une action
de sensibilisation au niveau Régional à été
menée vis à vis des lâchés de tortues
exotiques, peu favorable à notre petite Cistude.
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Les sites à Guêpier d’Europe
(Merops apiaster) 
En Corse, comme le précise l’inventaire
réalisé en 1988 et 1989 par J.P. CANTERA, le Guêpier
d’Europe est principalement inféodé
au littoral. En Provence, les sites réunissant un grand nombre
de nicheurs ont disparu et nous assistons à une tendance
à la dispersion des zones de nidification. A cette époque
(1990), alors que la Corse abrite encore quelques grandes
colonies, aucun site de nidification ne bénéficie
de mesures de protection. A partir de ces constatations, une réflexion
a été menée entre plusieurs ornithologues en
vue de définir des actions de conservation du Guêpier.
Voyant le jour en 1992, le Conservatoire des Espaces Naturels
de Corse (CEN-Corse) a été à même
de mettre en œuvre cette réflexion.

A partir de 1993 et jusqu’en 1997, le CEN-Corse recensera
les sites les plus importants pour la nidification de l’espèce
sur le bas Tavignano et effectuera, en parallèle, une recherche
cadastrale afin de trouver les propriétaires et les utilisateurs
des terrains, en vue d’en obtenir la maîtrise. Les problèmes
d’indivision et la difficulté de retrouver tous les
propriétaires ne facilitent pas cette obtention. Il obtiendra
cependant la signature d’une convention de gestion pour les
sites de Renaghju a e Branche et Valle Rustincu. Une autorisation
orale de visite est obtenue pour les autres sites (Campu Favaghju,
Prunu di Casa, Calviani, Curigioli et Vendunico).
Depuis, chaque année un suivi est réalisé sur
ces populations et le nombre de nids recensés site par site.

Evolution des effectifs totaux de nid de Guêpier d’Europe
sur le sites suivie par le CEN-Corse de 1995 jusqu’en 2004
(pas de recensement en 1998 et 2002).
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Les sites à Buglosse crépue
(Anchusa crispa) 
Espèce endémique de Corse
et de Sardaigne, la Buglosse crépue
(Anchusa crispa Viv.) est très rare dans les deux îles.
En Sardaigne, l’espèce est signalée dans moins
de 10 stations regroupées au nord-ouest de l’île.
En Corse, sont recensées 7 populations naturelles : 4 sur
la côte occidentale, autour du golfe du Valinco, et 3 sur
la côte orientale, sur la commune de Sari Solenzara.
Cette plante appartient à la famille de la bourrache et en
dépit de ses fleurs colorées, c’est une petite
plante peu spectaculaire. Elle pousse sur le sable des plages et
des dunes. Or, du fait de la fréquentation croissante de
notre littoral, son milieu de vie est sans cesse agressé
: construction, circulation de véhicules tout terrain, piétinement
intensif, envahissement par les griffes de sorcières …
alors elle est fortement menacée de disparition.

A l’issu des programmes MEDSPA « Inventaire permanent
et protection des plantes rares, menacées ou endémiques
de la Corse » et Life sur la « conservation des
habitats naturels et des espèces végétales
d’intérêt communautaire prioritaire de la Corse
» le CEN-Corse devient gestionnaire des sites où
la plante est localisée (Autorisation d’Occupation
Temporaire (AOT) du Domaine Public Maritime (DPM), convention de
gestion) afin d’en assurer la conservation.
Actuellement le Conservatoire mène des suivis (en collaboration
avec les botanistes) et des actions de gestion afin de préserver
cette plante sur les plages de Portigliolo, Campitellu, Cappicciolo,
Cala Piscona, Cannella et Favone.

Evolution des effectifs totaux d’Anchusa crispa de
1996 à 2004.
(effectif = nombre de plantules + rosettes + pieds fleuris)
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Les îlots à Silène
velouté (Silene velutina) 
Taxon endémique littoral cyrno-sarde, le
Silène velouté est considéré
comme très rare, voire relictuel pour certains auteurs. A
l’heure actuelle, le Silène velouté se localise
principalement sur des petits îlots au Sud de la Corse
et au Nord de la Sardaigne. L’aire de répartition
très réduite de cette plante en fait une espèce
très vulnérable. En Corse, la plante est connue, uniquement
dans le Sud, dans 17 stations sur îlots et dans 10 stations
côtières (généralement en face de l’îlot
où elle est présente). En Sardaigne, la plante est
plus rare et est connue uniquement de 5 stations sur l’Archipel
de la Maddalena.

Le Silène velouté appartient à la famille
des Caryophyllacées. C’est une belle plante dressée,
de 15 à 40 cm de haut, formant des rosettes de feuilles veloutés.
L’inflorescence est composée par une grappe terminale
dense de petites fleurs aux corolles roses. La plante croit uniquement
dans les falaises, les rochers maritimes, les chaos et les zones
sableuses sur le littoral. Comme pour la Buglosse crépue,
son milieu est sans cesse perturbé et ses populations sont
également menacées de disparition.
Une succession de programmes vont permettre de mieux connaître
et de préserver cette plante … et au CEN-Corse
de devenir gestionnaire de 8 îlots suivants : Roscana, Cornuta,
Stagnolu, Ziglione, Folaca, Folacchedda, Acciaju nord et sud. En
2002, d’un commun accord entre la Réserve Naturelle
des Bouches de Bonifacio, la gestion des 4 îlots de Folaca,
Folachedda, Acciaju nord et sud, est déléguée
au gestionnaire de la Réserve.
Sur les quatre îlots actuellement en gestion le CEN-Corse
assure un suivi annuel des populations de Silène velouté
et mène ponctuellement des études (impact oiseaux
marins …) afin de mieux comprendre et sauvegarder cette plante.

Evolution des populations de Silène velouté
sur les sites gérés par le Conservatoire des Espaces
Naturels de 1998 à 2004 (effectif = nombre de plantules +
jeunes pieds + pieds fleuris).
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